Frites
05/12/2017
L'acrylamide toujours une question de santé publique

La DGCCRF a mis en place, au sein du CNC, un groupe de travail dont l’objectif est de définir d’une part des recommandations de préparation des aliments, simples mais suffisamment précises, pour réduire la contamination des denrées alimentaires préparées à la maison et d’autre part des moyens permettant de sensibiliser les consommateurs au danger « acrylamide ». Ces travaux viennent d’être finalisés.

La recommandation 20136/647/UE fixe des valeurs indicatives en acrylamide qui ne constituent ni des limites de sécurité, ni des limites réglementaires. Leur dépassement montre simplement que la teneur en acrylamide dosée dans le produit analysé est supérieure aux teneurs habituellement retrouvées dans cette catégorie de produit. Dans ce cas, une enquête approfondie doit être réalisée chez le fabricant afin notamment de vérifier qu’il a intégré, dans son système d’analyse et de maîtrise des risques (HACCP ou système similaire), le danger « acrylamide », et a mis en œuvre les mesures appropriées pour limiter la formation de ce composé.

Est-il envisagé de rendre ces mesures plus contraignantes ?

Oui. Le règlement (UE) 2017/2158 du 20 novembre 2017 établissant des mesures d’atténuation et des teneurs de référence pour la réduction de la présence d’acrylamide dans les denrées alimentaires entrera en application le 11 avril 2018. Il imposera aux exploitants du secteur alimentaire la mise en œuvre de mesures de réduction de la présence d’acrylamide décrites en annexe du règlement, proportionnées à la taille et à la nature de leur établissement, et définira des valeurs de référence pour vérifier l’efficacité des mesures mises en œuvre. Par ailleurs, la Commission a également l’intention d’entamer des discussions sur des mesures supplémentaires telles que la fixation de teneurs maximales réglementaires en acrylamide.

Source : site de la DGCCRF

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