29/06/2018
Aliments-ultra-transformés : Un impact sur les troubles gastro-intestinaux ?

En tapant sur la page Web Google Scholar les mots "ultra-processed food consumption", en un tiers de seconde apparaissent environ 3 260 articles sur le sujet et tous liés au thème de la santé.

"Ultra-processed food" (UPF) est le mot anglais utilisé pour décrire les aliments qui proviennent de longs procédés industriels, habituellement composés de plus de 4-5 ingrédients. En France, ils sont appelés aliments ultra-transformés.

L'ingestion presque quotidienne d'aliments fortement transformés, peut-elle avoir des répercussions sur la santé humaine ?

De nombreuses études ont été menées sur le sujet et une d'elles, en particulier, s'est intéressée à l’association entre consommation d’UPF et troubles fonctionnels gastro-intestinaux dans un large échantillon d'adultes français (cohorte Nutrinet-Santé). D’après les résultats d’un questionnaire auto-administré, plus de 10% des participants (3516 personnes) déclaraient présenter un syndrome du côlon irritable (Irritable Bowel Syndrome ou IBS). Après ajustement des facteurs de confusion, une augmentation de la consommation d’UPF reste associée à un risque plus élevé d’IBS. D’autres études longitudinales sont bien entendues nécessaires pour confirmer cette hypothèse, identifier et comprendre quelles caractéristiques spécifiques des UPF sont potentiellement mises en cause.

La transformation des matières premières alimentaires est un domaine particulièrement complexe. La classification internationale NOVA utilisée dans cette étude permet de catégoriser les aliments en fonction de leur degré de transformation. Comme la plupart des méthodes de classification globalisante des aliments, NOVA mais présente de nombreux atouts mais également des limites et faiblesses méthodologiques.  Elle a cependant le mérite de soulever des questions, qui restent à approfondir, au sujet du lien existant entre consommation d’aliments transformés et impact sur la santé.

Pour aller plus loin, la start-up Siga propose dès à présent des outils pratiques aux distributeurs et industriels afin de les accompagner dans une démarche de reformulation en faveur de moins d’additifs et en privilégiant des procédés ayant un impact plus modéré sur la qualité nutritionnelle des produits. Développé à partir de la classification NOVA, l'indice Siga prend également en compte la présence d’additifs et les teneurs en graisses, sucres et sel.

Schnabel L et al. Association Between Ultra-Processed Food Consumption and Functional Gastrointestinal Disorders: Results From the French NutriNet-Santé Cohort. Am J Gastroenterol. 2018 Jun 15.

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